Envoyer à un ami  Imprimer la page (ouverture nouvelle fenêtre)  Augmenter la taille du texte  Réduire la taille du texte  abonner rubrique  desabonner rubrique
Nature / Paysage / Eau
 

Stratégie de Création d’Aires Protégées (SCAP)


La loi grenelle 1 du 3 aout 2009, stipule qu’« une stratégie nationale de création d’aires protégées terrestres (SCAP) identifiant les lacunes du réseau actuel sera établie afin que 2% au moins du territoire terrestre métropolitain soit placé dans les dix ans sous protection forte ». Par protection forte on entend : le coeur des Parc National, les APPB et APG (Arrêté de Protection de Géotope instaurés par la loi Grenelle 2), les Réserves Naturelles nationales, régionales et de Corse, et les réserves biologiques.

COPIL et priorités nationales (Biodiversité et Géodiversité)



Un comité de pilotage (COPIL) a défini des priorités nationales de classement. Il a fallu déterminer les sites à protéger au titre de la biodiversité. Un réseau d’acteurs et d’experts a été mobilisé pour établir une liste d’espèces prioritaires et identifier les principales lacunes concernant ces espèces au sein du réseau d’espaces protégés existant. Pour la géodiversité, la Conférence Permanente du Patrimoine Géologique rassemblant différents organismes (MNHN, BRGM [1], RNF [2], Musées de France, SGF [3], FFAMP [4]) a été chargée de lister les 100 sites remarquables à protéger et de déterminer l’outil le plus adapté (réserve naturelle, ou Arrêté de Protection de Géotope). Par ailleurs, un Comité National du Patrimoine Souterrain regroupant divers acteurs devait identifier une trentaine d’espèces souterraines et proposer en fonction des sites supplémentaires.

Déclinaison régionale



La circulaire du 13 aout 2010, envoyée aux préfets de régions, leur précise comment tenir compte des priorités nationales issues de ce véritable diagnostic patrimonial, pour piloter la déclinaison SCAP au niveau régional. Celle-ci, se fera avec l’aide des DREAL et CSRPN [5], conjointement avec les collectivités territoriales volontaires.

La première phase a été conduite, sous l’égide de ce comité national, autour de l’évaluation du réseau actuel des aires protégées et a permis de faire émerger des priorités nationales de création ; il appartient désormais aux acteurs locaux de s’emparer de cette démarche et d’amplifier, à l’échelle régionale, la dynamique engagée.
L’implication des acteurs régionaux est un élément clé de ces déclinaisons qui s’inscrivent dans la promotion d’un partenariat accru avec les collectivités territoriales volontaires - en particulier avec les Régions, la Collectivité Territoriale de Corse et les Départements - et toutes les parties prenantes concernées : établissements publics, partenaires scientifiques et techniques, associations de protection de la nature, réseau des bénévoles, acteurs socioprofessionnels, etc.
La circulaire du 13 août 2010 qui a été adressée aux préfets de région précise les modalités de mise en place et le calendrier souhaité.
En Corse un Groupe de Travail Technique et scientifique est constitué. Un comite de suivi co-présidé par l’Etat et la CTC devrait se mettre en place à l’automne 2011.
A voir :

[1Bureau de Recherches Géologiques et Minières

[2Réserves Naturelles de France

[3Société Géologique de France

[4Fédération Française Amateur de Minéralogie et de Paléontologie

[5Conseil supérieur régional de la protection de la nature