Le coût de l’offre nouvelle de logement social en Corse
La Corse est à la fois la région où le taux de pauvreté est le plus marqué (18,1 % contre 15,4 % au niveau national) et celle qui compte le plus faible taux de logements sociaux (10,2 % contre 17,5 %). Le besoin en logement à loyer abordable apparait donc particulièrement prégnant.
Or, l’île se distingue également par des coûts de construction et d’acquisition de logements sociaux significativement plus élevés que dans le reste de la France métropolitaine hors Île-de-France, avec un mètre carré à 2 441 € TTC, soit 10 % de plus que la moyenne France de province qui s’établit à 2 217 € TTC.
La Corse se classe comme la région la plus chère pour le logement social, à quasi égalité avec la Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA). Les deux départements insulaires sont parmi les six départements où ce coût est le plus élevé.
Cette situation s’accompagne de surfaces moyennes plus réduites (63 m² en Corse contre 64,6 m² en moyenne province), ce qui accentue encore le coût unitaire par logement (153 628 € en Corse contre 143 193 € en province).
Le surcoût du logement social en Corse est à la fois structurel et conjoncturel. Les coûts de construction et du foncier, respectivement 10% et 8% supérieurs à la moyenne de Province, pèsent fortement sur le budget.
Les petits logements (T1, T2) et les logements financés en PLAI (Prêt Locatif Aidé d’Intégration) et PLUS (Prêt Locatif à Usage Social) sont particulièrement onéreux en Corse.
L’écart de coût entre les deux modes de production, vente en l’état futur d’achèvement (VEFA) et maîtrise d’ouvrage directe (MOD), est très faible sur l’île.
Avec 2 544 €/m², la Communauté d’Agglomération de Bastia affiche, à la fois, le coût le plus élevé au mètre carré et la surface moyenne de logement la plus petite. Le minima intercommunal sur l’île est de 2 274€ sur la Communauté de communes de Marana-Golo, un minima qui reste supérieur à la moyenne de France de province.